28.06.2007

Fin finale...

Une dernière petite note pour vous annoncer ma retraite blogienne, en effet, les neurones d’une blonde ont une date de péremption assez courte.


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 Par ailleurs, je tenais à vous signaler que j’avais raison d’être réticente au cunni, d’après de récentes études dont vous avez sûrement entendu parler, il augmenterait le risque de cancer de la gorge.


Je pars donc avec mes quelques neurones rescapés et surtout une gorge saine.


Votre Natacha-la-blonde dévouée.

 

16.02.2007

Des lesbiennes et des doigts...

L word lançait déjà le débat en indiquant que l'on pouvait repérer les lesbiennes à leur annulaire plus long que leur index, le pire c'est que la série n'est peut-être pas loin de la réalité..

 

Une étude anglaise qui se dit sérieuse s'est lancée dans l'expérimentation et conclut que "La différence de longueur entre l’index et l’annulaire est bien un signe d’homosexualité"!!

Je me demande bien qui s'est inspiré de l'autre..

Il semblerait même que l'asymétrie de vos doigts soit en rapport avec votre rôle butch/lipstick... Mais oui, bien sûre...

 

Enfin, on peut apprendre dans une autre étude que les ambidextres ont plus de chance d'être bisexuels.. En effet, c'est plus pratique pour les plans à 3.

Mmm.. Et ça donne quoi si on est ambidextre avec un majeur plus long que l'annulaire?..

 

22.01.2007

Blond Cunni

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J'ai trouvé l'accessoire parfait pour allier le/la pratique et l'utile.

 

 

...Avec ça, je pourrais m'entrainer pour faire des cunni aux blondes.

13.12.2006

Domolesbotique

Je viens de lire un article sur la domotique* qui m'a inspiré la maison du futur de la lesbienne…

 
medium_domotique.jpgUn petit moment d’ennui et on appui sur la touche « rencontre »

Le portable se connecte automatiquement sur le site approprié (gayvox bien sûr), les goûts et les centres d’intérêts sont connus, la liste des filles est checkée, des messages classiques sont alors envoyés et la pertinence des réponses est automatiquement évaluée.

Les filles sélectionnées sont modélisées en 3D dans votre salon.

Un taxi est commandé par le net et vous livre la demoiselle choisie en quelques minutes.

Le temps qu’elle arrive, le jacuzzi a eu le temps de se remplir et le champagne le temps d’être livré.

Les caméras détectent toutes seules le moment venu pour vous apporter votre kit vibro, lesquels s’orientent automatiquement vers les zones les plus érogènes grâce aux microcapteurs intégrés.

A peine sorties de l’eau, le repas est servi (et oui, ça donne faim il parait..).

Selon le ton de votre voix un taxi est de nouveau commandé pour raccompagner la jeune fille ou les draps sont changés.

Le GPS vous indique en temps réel, la position de votre copine habituelle, une alarme se déclenche si son approche se fait imminente et les indices compromettants sont rangés automatiquement en sureté dans votre placard à reconnaissance biométrique.

Vous avez également la possibilité de voir en direct la fréquentation de votre bar préféré (le 3W, bien entendu) grâce à la webcam HD. Vous pouvez bien sûr utiliser votre souris pour envoyer directement un sms à la fille repérée. Votre agenda vous indique le moment le plus opportun pour lui donner RDV.

Vous avez d’autres volontés ?.. Domolesbotique est là pour les réaliser..

 
* Pour les non-initiés : La domotique regroupe l'ensemble des techniques et technologies permettant de superviser, d'automatiser, de programmer et de coordonner les tâches de confort, de sécurité, de maintenance et plus généralement de services dans l'habitat individuel ou collectif.

21.11.2006

Quarantaine capillaire

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Après un abus caractérisé de T&G, me voilà avec l’interdiction stricte de sortir de chez moi jusqu’à nouvel ordre. En effet, parait-il que je génère des cauchemars chez les enfants et trouble l'ordre public en perturbant la circulation (les voitures s'arrêtent à ma hauteur, sisi).

De manière exceptionnelle, j’ai la permission de recevoir mes amis et pour l’occasion on m’a prescrit une superbe cagoule à garder pendant un mois. Je ne pourrais donc pas venir poster sur ce blog avant ce délai, faute d’être présentable…

 

Question à Mélie-la-psy : une coupe ratée peut-elle faire décompenser une psychose ?...

 

 PS : photo non contractuelle. Hélas, la réalité est bien pire..

08.09.2006

Pourquoi Natacha la blonde porte-elle le string fièrement ?

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 La réponse est simple, et thermique. 

09.08.2006

La consécration pour toi, Natacha.

Chère Natacha, je sais que tu es en retraite silencieuse dans un pays lointain. Les questions existentielles que tu te poses depuis quelques temps - et dont tu m'as parlé, m'amènent à te communiquer ceci.

J'espère t'aider dans ta quête,

Melie

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Source : M le Maudit

23.07.2006

Rupture

medium_Alice.JPGUn jour elle frappe à ma porte, je mets cinq mois pour établir une relation avec elle. Je pense l’histoire bien partie, elle est attentionnée, m’envoie des colis, m’écrit, me donne ses coordonnées, on semble sur la même longueur d’ondes. Je me vois déjà passer mes soirées avec elle, alors qu’elle m’attend les journées tranquillement chez moi.
Je la croise parfois dans le métro, toujours aussi souriante, parfois elle s’invite chez les gens, ce côté-là me plait moins mais je ne suis pas du genre possessive.
Puis, du jour au lendemain, plus de nouvelles. Je l’appelle, elle me fait patienter, me répond vaguement en me disant d’attendre, que tout va s’améliorer entre nous.
Mais rien ne progresse, je rappelle, je sens qu’elle a quelque chose à se reprocher… Elle est très sollicitée, elle n’arrive plus à gérer toutes les propositions.

Voilà, depuis deux mois c’est fini entre Alice et moi, son numéro c’est le 1033, surtout si elle vous appelle, ne répondez pas.

17.07.2006

La journée sans cunni

J’ai décrété qu’aujourd’hui, ce serait la journée sans cunni eu égard à la minorité cunniphobe souvent décriée et incomprise.

Ainsi, mesdemoiselles, rangez vos digues dentaires dans votre poche et votre langue dans votre bouche pour la journée.

09.07.2006

Speed lez’dating

medium_Bronzee.jpgAyant plusieurs amies célibataires qui voudraient faire partager leur bronzage intégral lors de cet été qui s’annonce torride, j’ai décidé de prendre tout ça en main (enfin de manière figurée hein...)

J’organise donc un recrutement de célibataires pour une soirée speed lez’dating qui aurait lieu au mois de juillet dans mon appartement parisien.

Pour les filles intéressées (vous pouvez envoyer vos copines célibataires que vous cherchez à caser) merci d’envoyer un mail de motivation à poussinou-rouge@hotmail.fr .

Les critères à respecter sont les suivants : être une fille, célibataire, entre 23 et 35 ans et savoir écrire sur la ligne (euh, non cleptomane si possible, je tiens à mes divx de L word...)

28.06.2006

Fermeture Blissienne

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Je l'ai lu sur certains sites en voulant croire à une mauvaise blague mais non, le Bliss c'est bien terminé : je vous invite à venir déposer un cierge vendredi soir pour la fermeture...

Soyez fortes les filles, retenez vos larmes.

Peut-être vous souvenez-vous de l'Alcantara, ancêtre du Bliss, et pour ma part bar officiel de mes premières rencontres du net. Mais cette fois, apparemment le lieu deviendra masculin.

Il ne reste que le 3w et éventuellement le 3è lieu pour accueillir toutes les lesbiennes parisiennes..

Il va falloir se serrer Mesdemoiselles et ne pas hésiter à en prendre quelques-unes sur vos genoux.

 

Pour en savoir plus sur cette tragédie...

 

 

23.06.2006

Post-it

Chère Natacha,

puisque tu as soudainement, inexpliquablement, et, semble-t-il, irrémédiablement disparu de ton blog, de ta boîte mail et des soirées goudou, puisque tu as laissé un grand vide derrière ta blonditude si lumineuse, puisque ta retraite silencieuse ne s'émaille d'aucune trouée, je m'empresse de te le dire avant qu'il ne soit trop tard.

 

Demain, c'est la marche des fiertés LGBT. Alors, viendras-tu, fière ou pas, montrer ta - sans doute - nouvelle coupe Tony & Guy ? 

 

Melie. 

 

 

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21.04.2006

Demande conseil

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Bientôt l'anniversaire de Melie et je sais qu' une bonne partie de mes lecteurs viennent de chez elle.

(et si ce n'est pas le cas, c'est le moment de découvrir http://melie.entierement.nu/wordpress/ )

Ainsi je vous demande conseil pour savoir le cadeau idéal que vous imagineriez pour elle.

Vous pourrez peut-être trouver des indices sur son blog...

(Sinon je pourrais suggérer à Melie elle-même de répondre, sous un autre pseudo bien sûr, et de feindre le jour J de découvrir le cadeau dont elle révait depuis des années..)

03.04.2006

Demande d'avis

Je soupçonne mon voisin du dessus d'être homosexuel, en effet, il écoute Mylène Farmer à fond le dimanche matin en particulier et récidive régulièrement.

Il parait qu'écouter Mylène ne fait pas forcément de lui un homo...

Mais qui peut bien vouloir s'infliger ça, à part dans un but de revendication un peu mystérieuse?!

16.03.2006

Révisions intensives..

    Postage minimal pour cause de révisions intensives de radiologie.

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Cliché de face du bassin : opacité médiane plus longue que large à bords nets.
Quelqu'un a une idée du diagnostic? 

10.03.2006

Qui-est-qui ?

....

 

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23.02.2006

Le sauna#5 FIN

J’ai envie de lui dire «Je t’aime », mais encore une fois je me retiens, je sais bien que l’émotion me ferait développer des pensées hasardeuses, et j’imagine que So n’entretient pas de relations suivies avec ses multiples partenaires supposées.

- Merci, merci So, c’était si bon, je n’ai jamais eu autant de plaisir… Ces mots m’échappent, je m’en mords les lèvres de tant de puérilité.

- Mais tu sais, c’est exceptionnel pour moi aussi que de rencontrer une fille comme toi, et je reste la grande majorité des soirées à siroter verres sur verres avec mes amies.

- J’ai très envie de te revoir…

- Je ne peux rien te promettre… J’ai une amie, je travaille beaucoup, j’ai peu de temps à moi.

J’apprends ainsi qu’elle sort avec une fille depuis cinq ans, qu’elles ne sont plus vraiment amoureuses, mais qu’elles se sentent bien ensemble, qu’elles ont «construit » quelque chose etc, etc… Elles se sont connues à une exposition d’art moderne à New-York, et ne se sont plus quittées depuis. Leurs relations sexuelles se sont raréfiées au fil des mois, et elles trouvent chacune satisfaction dans des relations hors-couple, en sachant bien que cela comporte des risques non négligeables pour ce couple, même si elles essayent de se convaincre que ces «extras » leurs apportent une stabilité. Moi aussi j’ai une amie, depuis quelques mois, et je l’ai oubliée depuis le premier instant où So s’est approchée de moi…

Nous nous quittons sur ces mots, elle a mon numéro de téléphone en poche, et je rentre chez moi encore emplie de sa présence, avec une crainte naissante, la reverrai-je un jour ?

19.02.2006

Le sauna#4

Elle me déshabille précipitamment, envoyant valser mes vêtements un peu partout, pendant que j’essaye, un peu maladroitement car impressionnée par l’endroit, de faire la même chose. Laisse-toi faire, me dit-elle pour la seconde fois. Elle m’allonge alors fermement sur le lit, se juche à quatre pattes sur moi, et bientôt sa langue explore savamment mon sexe brûlant. Je m’empare alors du sien, titillant son clitoris de mes lèvres, pénétrant son intimité de ma langue avide. J’halète à présent, tant de plaisir, je ne l’avais jamais approché de si près. Un doigt, puis deux, me pénètrent, s’enfonçant en moi jusqu’à me faire crier de plaisir, j’entreprends de même de mon côté, je la sens frissonner, tout contre moi, nos sueurs se mêlent, son odeur me chavire…

- Je, je n’en peux plus, dis-je entre deux gémissements.

- Moi non plus, c’est si bon ! me murmure-t-elle à l’oreille en se retournant vers moi.

Nous nous embrassons fougueusement, ses doigts sur mon clitoris s’activant sans relâche, les miens sur le sien, gonflé et tendu par le désir, et c’est au même instant que nous arrivons à la jouissance. Epuisées, nous retombons doucement sur les draps humides de notre plaisir, et nous embrassons une dernière fois, langoureusement.


16.02.2006

Le sauna#3

 Le baiser qu’elle m’offre est divin, nos langues s’entremêlent langoureusement s’accordant en un ballet humide prometteur de jouissances à venir. Je m’y abandonne complètement, comme jamais je ne l’avais fait auparavant, le vertige des sens s’empare de moi et j’aimerai que ce moment se fige à tout jamais… Mais ses mains jusque là si sages osent à présent s’aventurer dans la découverte de mon corps, passant sous mon décolleté pour, timidement, initier quelques caresses.
- Je… je ne suis pas très à l’aise, tu comprends, je n’ai pas l’habitude de ce genre d’endroit, dis-je quand je sens que tout ça prend une tournure un peu osée.
- Ne t’inquiète pas, me répond-elle, tout va très bien se passer, tu sais que j’ai très envie de faire l’amour avec toi ?
Oui, je le sais, bien sûr, et j’en meure d’envie moi aussi… Mais comme ça ? Devant ses amies, et toutes ces femmes autour de nous ? Ses amies d’ailleurs, que j’avais oubliées un instant, ne sont plus dans leur discussion, mais, ayant pris un peu de distance,  s’entremêlent avec ardeur dans une étreinte très sensuelle…Leurs gestes sont bien plus assurés que les miens, et je me détourne de ce tableau pourtant très excitant avec le pourpre aux joues.
- Laisse-toi faire, me dit So…
Notre second baiser est presque violent, sa langue me pénétrant avec une vivacité qui me déstabilise, ses deux mains s’emparent fermement de mes seins et les caressent jusqu’à m’exciter assez pour lever toutes mes inhibitions. A mon tour d’agir, je glisse les miennes sous son bustier, elle ne porte pas de soutien-gorge et ses tétons durcis s’offrent à mes caresses. Nous nous embrassons sans reprendre notre souffle, et, une main déboutonne mon jean, passe sous ma culotte pour, enfin, venir se poser sur mon sexe humide. J’ai des vertiges. «So, so… » ai-je envie de crier, mais un fond de pudeur me retient.
Sa main a trouvé mon clitoris, et l’effleure doucement d’abord, en un mouvement circulaire qui me fait gémir, je descends alors fébrilement la fermeture éclair qui me ferme l’accès à son plaisir, et nos caresses s’accordent de concert. J’atteins presque la jouissance quand elle s’arrête brusquement et me dit :
- Nous allons nous isoler un peu dans une pièce à côté, nous y serons mieux…
- Oui, oui, tout ce que tu veux…
Nous sortons de la pièce principale, sous les regards appuyés des femmes tenant encore leur verre à la main, et nous dirigeons vers une petite pièce intime, au milieu de laquelle trône un lit majestueux, à peine éclairé par quelques bougies. Pas de musique, pas de tableaux ici, lieu dépouillé, seule une petite malle est posée dans un coin, reflétant sur ses surfaces lisses les flammes lumineuses de l’éclairage mural. So m’entraîne vers la couche, pour moi elle est nuptiale, royale, impériale !

14.02.2006

Le sauna#2

- Je m’appelle So, c’est la première fois que je te vois ici… Tu veux discuter un peu avec mon groupe de copines ?

«So »… Sophie ? Soraya ? Solène ? Cette jeune femme semble de fait so-litaire, sau-vage, but so beautiful

- Oui, bien sûr… Mais je ne voudrais pas m’imposer…

- Ne t’en fais pas, elles peuvent donner au premier abord une impression de froideur, de distance, mais elles sont en réalité charmantes…

Je me laisse entraîner vers les trois amies constituant le groupe auquel je suis conviée, elles tiennent toutes à la main un verre que j’identifie comme contenant de l’absinthe, cet alcool prohibé semblant être de mise en ces lieux, leurs postures démontrant une attitude parfaitement adaptée aux circonstances ; l’une tenant négligemment une Vogue ultra-light coincée entre ses lèvres fines, une autre la main posée sur "le motif du crime paranoïaque", Lacan… Je les détaille rapidement, elles sont toutes trois vêtues de robes, très féminines, leurs atouts mis en valeur par les tissus chatoyants qui épousent leurs courbes. Seule So est vêtue d’un pantalon, à pinces, son buste moulé dans un petit haut laissant entrevoir la naissance de sa poitrine, qu’elle a fort plantureuse… Aucune ne fait l’effort de l’ébauche d’un sourire, je prends place dans un fauteuil de velours rouge, doutant d’y être à ma place. Fort heureusement «So », dont je ne saisis pas encore les motivations à mon encontre, fait preuve de plus d’intérêt, et les banalités nécessaires du début de conversation laissent rapidement place à une discussion feutrée, où pour la première fois je me sens libre de me livrer tout entière au jeu de la confidence. So m’apprend qu’elle est psychanalyste, lacaniste par essence, freudienne selon les circonstances, ses amies Isabelle, Carole et Johanna exerçant respectivement les professions de photographe, journaliste et sociologue. Du beau monde. Des intellectuelles. Deux d’entre elles sont mariées. Notre dialogue dérive doucement sur les thèmes de l’identité, du narcissisme, de la relation à l’autre, de la sexualité bien sûr. Sa voix chaude, ronde et profonde, presque gutturale, me berce jusqu’à ce que mon esprit ne soit plus que consacré à sa seule présence, occultant naturellement les corps enlacés si proches. La main fine de So posée légèrement sur ma cuisse paraît exactement placée à l’endroit opportun. Et quand elle cesse son quasi-monologue traitant de la nuance entre soumission et masochisme, qu’elle approche doucement ses lèvres des miennes, le trouble qui s’était éloigné de moi revient dans toute sa force, ma respiration devient saccadée, mon pouls s’accélère en une danse fébrile, ma peau devient ardente et mes lèvres offertes s’entrouvrent d’elles-mêmes.


12.02.2006

Le sauna#1

Nouvelle érotique en cinq parties, écrite par une VIB(londe) préférant garder l'anonymat. Eloignez les enfants et les âmes sensibles...

 

Un soir, ma compagne introduit le sujet «sauna féminin » ; cela existe-t-il, n’est-ce pas une pratique réservée à la gente masculine ? Une curiosité somme toute naturelle me pousse alors à rechercher si la légende trouve une réalisation concrète. J’appelle une amie très au fait ce qu’il se passe dans « le milieu », et elle m’avoue y passer quelques-uns uns de ses moments de loisir. Munie de l’adresse d’un sauna so private, je me pare pour l’occasion de mes dessous les plus aguichants, une touche de rouge sur les lèvres, une légère couche de mascara apposée sur les cils, jean moulant et décolleté affriolant. Dans le métro des regards insistants s’attardent sur moi, je rougis tout en essayant de garder mon calme, car à l’approche des lieux, l’excitation me gagne. En sortant de la bouche de métro, c’est une angoisse diffuse qui me tient le bas-ventre, et c’est en tremblant que je sonne à la porte du très confidentiel Sapho’s Club. L’entrée est sombre, la luminosité tellement réduite qu’on a peine à distinguer le comptoir et la gérante qui me détaille des pieds à la tête, pour finalement hocher imperceptiblement la tête en signe de mon acceptation dans les lieux. On me débarrasse de mon long manteau noir, et on me conduit fermement dans le sauna à proprement parler.

 

Des bougies aux murs. Des représentations picturales du corps de la femme dans diverses positions évocatrices laissant à peu d’interprétation personnelle. Larges canapés rouges. Tables basses en verre, rondes, sur lesquelles les flammes de bougies se reflètent en une danse sensuelle. Purcell en fond sonore. Un coin-bar que j’avise et vers lequel je me dirige d’un pas peu assuré. Tout en essayant de paraître sûre de moi, nimbée d’une expérience digne des plus grandes actrices pornos. Afin de juguler mes inhibitions, je commande un verre de Zubrowka, que j’avale d’un trait, comptant sur les propriétés énoliques du breuvage. Je jette un coup d’œil, que j’espère discret, aux alentours. Je perçois des corps, généralement assemblés par deux, quelques fois plus… quelques femmes sont seules, semblant attendre d’être soumises à la tentation du plaisir. D’autres discutent comme si elles étaient à la terrasse d’un café un samedi après-midi par beau temps. L’atmosphère doucereuse, intimiste et calfeutrée transforme vite la jeune fille apeurée en être plein de désir. La chaleur commence tout juste à me monter aux joues qu’une jeune femme, la trentaine, brune, svelte et dégageant de tous les pores de sa peau finement métissée une invite quasi-palpable à la relation charnelle s’approche de moi.

07.02.2006

L word de retour!!!

Voilà la sortie culturelle de l'année, la troisième saison de L word !

En pleine crise de manque, je tape sans grande conviction dans ma mule les fameux mots clefs et miracle, les premiers épisodes commencent à être traduits! (désolée je ne suis pas une blonde bilingue..).

 

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Le jeu consiste à retrouver à qui appartient les jambes.

Apparemment j'apperçois une nouvelle et Marina semblerait de retour, Miam..

Je déplore cependant une nette diminution du nombre de blonde... 

03.02.2006

Recherche désespérement..


Je recrute d'urgence une infirmière (blonde) pour Melie, ayant un profil similaire à celui-ci :

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- Disponibilité à tout heure

- Bonne dextérité manuelle

- Expériences multiples

- Bonne prise en charge du patient

- Réelle envie de monter les échelons

et cela par tous les moyens.

 

 

 

 

 

 

Débutantes acceptées.

Me contacter pour le casting (joindre photo).

30.01.2006

Quand une psy se penche sur mon cas...

Melie la psy s'intéresse depuis fort longtemps à ma cunniphobie, aux mécanismes qui la sous-tendent et à ses répercussions. Un scoop à découvrir en avant-première ici !

18.01.2006

Mon expérience T&G.. (lire : Toni ène gaye)

Oui, comme la majorité d’entre vous je connaissais surtout les clichés, le côté superficiel, les coiffures improbables, des Guy partout et bien ce n’est pas tout à fait la réalité (et pas non plus le contraire..).

Donc pour vous, j’ai testé l’Academy T&G., en gros ce sont des coiffeuses de province (pas beaucoup de Guy..) qui viennent apprendre sur vous les techniques de T&G, oui, on sait jamais, pour mettre un peu de destructuration dans la permanente de la grand-mère du coin..

Bien sûr, des « vrais » coiffeurs, ou plutôt « designer de cheveux » s’il vous plait, rectifient s’il y a erreur.

Tout commence par le diagnostique, on vous demande en 30 secondes ce que vous voulez : vous voulez vous faire couper les cheveux ? ok je vois ce que vous voulez, laissez-moi faire..

J’arrive à négocier de ne pas avoir une frange trop courte, mais faut pas non plus que je fasse ma difficile..

Donc déjà, on classe votre coiffure actuelle :

Coiffure de 1ère catégorie : early adapter (enfin c’est que mon oreille a saisit, ceci à prononcer en anglais T&G s’il vous plait). Ce sont ceux qui sont en avance sur la coiffure de demain..

Ensuite ceux de 2è catégorie : les urbains, eux ne font que suivre la mode, mais bon, ils essaient c’est déjà ça.

Et viennent ensuite les 3è catégories : les contemporains –classiques, alors là, honte sur eux, on pourrait les appeler les « has been » mais attention, faut pas dire ça devant le client.

Il faut faire attention aux subtilités cependant, il y a des sous-catégories, les 1.1 early early, les 1.3 early has-been. Oui tu vois, le mec de chez H&M, il essai d’être fashion, mais il fait ce qu’il peut avec son coiffeur de pauvre, par contre le mec de chez Dior, il est fashion fashion lui. (le mec de Tatie, n’en parlons pas..). Là je vois le regard hagard des élèves qui font semblant d’avoir compris cette théorie particulière. Je suis classée 3.3… J’ai donc une coiffure « vierge » selon ses termes ! (faut dire que je n’y suis pas allée depuis un bon moment). J’attends donc mon dépucelage capillaire avec impatience !

J’ai eu le temps de regarder les book de photos, je n’ai toujours pas saisit l’intérêt de la frange qui s’arrête sous le nez, à porter la tête vers le bas, ou la mèche qui vient se poser sur l’œil, mais je dois être trop pragmatique.

Arrivée en retard, j’ai du patienter que les élèves terminent leur coupe sous les rectifications de chaque superviseur (d’ailleurs j’étais bien contente de pas être à la place de certains clients..).

Et là, bonne nouvelle, les trois derniers clients servent pour faire des démos aux élèves, autrement dit, j’hérite gracieusement de la « style director » (au prix normal de 65€).

Elle me coupe les cheveux en 15 minutes, et en profite pour leur faire un cours de révision de toutes techniques qu’elles ont appris (euh, j’ai vraiment besoin de tout ça ??).

C’est assez spectaculaire quand même, elle effectue un triple pivotement à 360° double boucle piquée tout en coupant le cheveu, ça c’était le « cut fine 3 point 0 eerlly bayke » (j’ai oublié les autres mais toutes portaient des noms hypercompliqués - en anglais bien sûr, on est fashion ou on ne l’est pas - et impressionnants pour le néophyte). Elle termine par le coupage de cheveux dans le vent, c’est simple, on prend un sèche-cheveux à pleine puissance, on le dirige vers la mèche tout en la coupant, comme ça, s’il y a un courant d’air dans la rue, la coiffure est toujours impeccable, oui, oui.

C’est peut-être ça le truc, il faut du vent pour que la coiffure soit fonctionnelle.

J’ai voulu faire les magasins après et je rentrais dans toutes les personnes qui se situaient un tant soit peu sur ma gauche, c'est-à-dire du côté de ma mèche, il va falloir que je développe une vision croisée de mon œil libre. Si quelqu’un a des conseils..

Cela dit, j’y retourne dès que je peux, c’est assez sympa de voir tout ce qu’on peut faire avec ses cheveux et qui changent des coupes qu’on voit toujours dans les salons de base (ça y est ! je commence à avoir The T&G Spirit!).

Commentaire à J+1 : Mais ils vont où ces cheveux ? où est passé ma belle mèche dans le move ? On ne m’avait pas dit qu’il ne fallait pas dormir dessus…

09.01.2006

Happening blond

Je vous avais bien dit de surveiller la presse..

 

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<réalisé sans trucage>

 

03.01.2006

Natacha-The-Return en exclusivité parmi nous! 3/3

Voilà la dernière partie de la trilogie sur la misoblondie de NTR, profitez-en.

III La misoblondie : un rejet refoulé de la féminité ou un masochisme latent ?


Le rejet du modèle masculin est-il la seule explication plausible ? Je n’en suis pas certaine.
Si l’on reprend le couple hétérosexuel idéal, l’homme est brun, la femme est blonde.(cf. Claudia Fisher et son magicien brun, Jacques et Bernadette, Boucle d’or et les ours bruns).
La femme blonde est douce, féminine, elle recherche la protection de son compagnon brun et fort, en échange de menus services domestiques. (cf. Ma Sorcière Bien Aimée, qui est un avatar de la fée du logis) Elle représente la mère de famille traditionnelle. Elle possède de gros seins.


Ce cliché se retrouve même dans les fictions mettant en scène des couples mixtes lesbiens (comprendre mixte par une blonde avec une brune). Ainsi dans Queer as Folk, la blonde est femme au foyer et mère, tandis que la brune travaille et endosse le caractère masculin. Idem dans Aimée et Jaguar. (Je n’ai pas vu the L-World…qu’en est-il dans cette série? NDLR : Bette et Tina, Dana et Alice.. )
Considérant ce qui précède, l’on se demandera alors si le désamour lesbien dont les blondes sont victimes peut-être lié à l’image de féminité traditionnelle que celles-ci colportent ? En d’autres termes : Les lesbiennes n’aimeraient donc pas les « vraies » femmes ?!


Mais ce n’est pas tout. Dans l’imagerie populaire (plus encore que dans la réalité), tout le monde le sait : la Brune est méchante par nature (à part Blanche Neige). Les lesbiennes modernes, qui préfèrent les brunes, seraient-elles naturellement attirées par des partenaires cruelles et macho?
Ma question ultime se tourne donc vers la possible généralisation du masochisme chez lez lesbiennes mysoblondes… Qu’en pensez –vous ?!

Ce ne sont là que des esquisses de réflexions, pour lesquelles j’aurais aimé recueillir des éléments de réponses et des témoignages.

26.12.2005

Natacha-The-Return en exclusivité parmi nous! 2/3

II La misoblondie chez les lesbiennes: un rejet du modèle masculin ?

 

De retour dans le monde des lesbiennes, en utilisant les mêmes ressources d’investigation que chez les hommes,  le constat inverse s’impose : les lesbiennes préfèrent les brunes. (Si mon témoignage personnel vous semble insuffisant, ce que je conçois, mais avec un peu de vexation, je vous mettrai le nez devant les icônes lesbiennes actuelles : Barbara, Juliette Greco, Mireille Mathieu, Lio,  KD Lang, l’actrice qui joue dans Matrix (Zut c’est qui déjà ?!) enfin bref…Pardonnez mon manque de références… Je suis blonde et je n’ai pas la télé ! Au final, tentez le test « Meetic » décrit ci-dessus sur un site pour femmes.)

Alors bien sûr une pensée vient aux lèvres : Serait-il envisageable que les lesbiennes, qui semblent rejeter le monde des hommes, rejettent les blondes uniquement parce qu’elles représentent l’idéal masculin, et de fait, l’Ordre établi ?

La misoblondie s’inscrirait-elle dans le processus de construction de l’identité lesbienne, juste par opposition au monde masculin ?

…La question reste ouverte, il faudrait pouvoir interroger quelques spécimens sous hypnose pour pouvoir présenter un avis crédible au public.

Votre collaboration est la bienvenue.

Avant que l’on me coupe la parole, je mentionnerai les exceptions notables que constituent Madonna, Muriel Robin et Sharon Stone. Mais est-ce vraiment un hasard ? Ces trois stars sont appréciées des lesbiennes à cause de leur personnalité…Dominatrice.

Ainsi, les seules blondes appréciées par nos consoeurs seraient… Macho avec une certaine tendance bitch. Ce qui nous amène au troisième volet de cette analyse.

 

(à venir...) 

21.12.2005

Natacha-The-Return en exclusivité parmi nous! 1/3

Pour inaugurer cette rubrique, j'ai invité NTR que vous avez dû apercevoir dans mes commentaires, il s'agit d'une de mes disciples blondes.

Elle a répondu à mon appel (on l'applaudit bien fort, c'est sa première fois) et va vous parler aujourd'hui :

De la misoblondie chez les lesbiennes occidentales modernes.

Oui, je suis d'accord avec elle, on n'en parle pas assez... Je lui laisse la plume.

« Je n’aime pas les blondes, mais toi ce n’est pas pareil. »

Les lectrices blondes ET saphiques de ce site auront certainement entendu au moins une phrase similaire dans leur carrière amoureuse.

Pourquoi les lesbiennes occidentales modernes sont-elles majoritairement misoblondes ?

J’ai voulu vous faire part de mon cheminement interrogationnel, qui reste à ce jour inachevé, sur cette problématique universelle.

(En effet, j’ai eu l’occasion de tester pour vous : c’est un phénomène largement répandu ; il ne touche pas que la France).

I Le contraste masculin : la blondophilie chez les hommes.

Comme il est toujours plus facile de définir un concept difficile a contrario, je vous emmène dans le monde déroutant des hommes hétérosexuels.

Là, le constat est aussi immédiat que réconfortant pour une blonde; et il n’est pas nécessaire d’être hétérosexuelle pour le faire : les hommes, dans leur immense majorité, plébiscitent les femmes blondes au détriment des brunes. L’illustration la plus fameuse de ce goût prononcé historique réside dans la pigmentation capillaire blonde qui fut arbitrairement attribuée à Venus – l’incarnation de la féminité - dès sa naissance, et qui n’a jamais vraiment été contestée depuis.

Parmi les icônes modernes qui témoignent du goût masculin, l’on trouve parmi tant d’autres Marilyn Monroe, Brigitte Bardot, Dalida, Blondie, Barbie, Madonna*, Sharon Stone*, Britney Spears, les couvertures de Playboy etc.

Et finalement, pour les plus dubitatives d’entre vous, je propose le test suivant : allez sur Meetic, rédigez deux profils similaires, en ne changeant que la couleur des cheveux… Vous serez étonnées du résultat !

Bien sûr, j’entends déjà une rumeur monter dans la foule… Il y a des exceptions, certes.

Il y a principalement l’exception corse, et l’exception romantique de laquelle dérive d’ailleurs en droite ligne la mouvance gothique (qui comprend le sous-groupe des vampires).

Mais ces groupes de populations étant marginaux (et leurs histoires d’amour finissant mal en général), je ne pousserai pas plus loin l’analyse les concernant, bien que je les soupçonne, à l’instar des lesbiennes modernes, d’avoir voulu marquer leur opposition au modèle social (et sexuel, n’ayons pas peur des mots !) dominant en exacerbant à l’extrême leur goût pour les brunes.

Et bientôt,

II La misoblondie chez les lesbiennes: un rejet du modèle masculin ?

suivi de :
III La misoblondie : un rejet refoulé de la féminité ou un masochisme latent ?

Ne loupez pas les prochaines blogo-conférences de NTR!

(NDLR : Je vous loue NTR à tarif promotionnel pour rédiger vos notes pendant vos vacances, vos we ou encore si vous avez une petite baisse de forme. N'hésitez pas!)

15.12.2005

Quelques révélations sur la vraie vie de Natacha..

J'ai accepté la mission envoyée par Melie.

1 - J'ai longtemps cru que les vaches avaient du lait spontanément sans faire de veaux.
2 - Dans mes rêves érotiques, c'est toujours moi qui fais le mec.
3 - j'ai un rapport particulier au cunni.
4 - je ne passe jamais moins de 15 min sous ma douche tous les matins.
5 - Je suis sortie avec trois fois plus d'hommes que de femmes mais..
6 - ..J’ai couché avec trois fois plus de femmes que d'hommes
7 - Pendant une période j'ai fréquenté assidûment gayvox.
8 - Je voudrais des enfants - pas dans un cadre homoparental - je me vois vivre avec une femme..
9 - J'avoue regarder compulsivement la progression de mes téléchargements d'emule..
10 – J’aide parfois la nature à me rendre encore plus blonde.
11 – Dans mon travail, je déshabille les gens et je les mets ensuite dans des positions particulières à l’aide de mon corps en leur demandant leur participation ou non.
12 -  Je ne sais pas trouver un rythme dans une chanson.
13 – Petite, je gardais l’argent qu’on me donnait pour la quête pour m’acheter des bonbons.
14 – J’ai mon permis depuis sept ans mais je n’ai pas conduit plus de dix fois.
15 – Je préfère lécher la pâte crue d’un gâteau que le gâteau lui-même.
16 – je me suis déjà prise une porte automatique sensée s’ouvrir sur mon passage.
17 – Petite ma mère me coupait les cheveux en mettant un bol sur ma tête et du scotch qu’elle suivait avec les ciseaux..
18 – .. Du coup tout le monde me prenait pour un petit garçon.
19 –  D’ailleurs quand j’avais onze ans, une fille me trouvait « mignon » et voulait sortir avec moi.. Moi, je trouvais ça dégoûtant. De toute façon quand elle a su que j’étais une fille elle a changé d’avis. 
20 – On me donne facilement cinq ans de moins.

Je passe le témoin à qui veut le recevoir.

12.12.2005

A la recherche du vibro...

Je profite d'être de retour pour passer une petite annonce :

Recherche désespérément le dernier numéro de Jalouse avec son vibro.

Neuf, de préférence.

Je veux moi aussi ressentir les "good vibrations"...

medium_jalouse.jpg

Et puis pour ne pas perdre les bonnes habitudes, un petit débat L word :

une bonne fée débarque et t'offre un pénis pour 24h, qu'en fais-tu?

Moi, je crois que je tente tout, du jet le plus long au coït en passant par l'autosexualité... D'autres idées?

 

09.12.2005

Natacha est de retour!

Je suis de nouveau connectée au monde, j'ai suffisamment brouillé les pistes pour faire mon come-back en toute sécurité…

Je découvre que Melie a bien profité de mon absence, mais je compte rétablir la vérité.

Il est grand temps que je revienne remettre un peu d'ordre sur ce blog...

Natacha, la vraie c'est ça :

medium_moi2.4.jpg
Vous aurez bientôt de plus amples nouvelles de Natacha-la-super-blonde, guettez bien les journaux...

05.12.2005

Elle aussi...

Je profite sournoisement de l'absence de Natacha pour vous exposer ici son portrait...

medium_nathsouth.jpg
 
Edit : Natacha en fin de plage ici (par moi), et Natacha vue par Natacha-the-return ici

26.11.2005

-= Message à tous mes fans =-

Je passe vous faire un petit coucou, et viens vous expliquer mon absence. J'ai bien entendu vos appels (d'ailleurs si vous pouviez arrêter, j'ai déjà suffisamment de voix dans ma tête..).

Je montais depuis peu un élevage de blondes dans le but d'assurer une domination dans une dizaine d'années. Je ne sais pas comment ils sont remontés à moi mais il s'en est fallut de peu pour que mon réseau soit démantelé (oui oui, il s'agit là d'un projet international...)

J'ai dû délocaliser mon QG et réduire mes activités bloguesques le temps que les affaires se calment.

J'ai cependant engagé une doublure blonde pour vous faire patienter un peu et pour brouiller les pistes. (D'ailleurs tu peux continuer le récit de ton aventure pendant quelques temps, encore que je n’ai pas tellement apprécié ta blague sur mon orthographe*).

Bon ok... C'est pas tout à fait vrai...
En fait, je viens de déménager et j'attends (im)patiemment devant mon modem que ma nouvelle ligne veuille bien s'activer.
En effet, je voulais fuir mon voisin de palier un peu entreprenant (du genre à sonner à la porte pour me dire bonsoir à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit..).
J'ai donc contacté les pages jaunes pour me mettre sur liste rouge mais ça ne l'a pas découragé pour autant (je ne comprends pas comment il a retrouvé mon adresse.. Ahh ces postiers, c'est plus ce que c'était..)

Donc que tout le monde se rassure, Natacha sera bientôt de retour. Avec ses cheveux. Et sans Lucienne.

Véline > Ne culpabilise pas, tu n'es pas en cause et sache que je ne suis pas plus éprise de Melie qu’une gouz’ du pulp de sa proie..

Melie> Inquiétudes toutes relatives puisque mon numéro de portable siège bien au chaud dans ton portable.

(* d’ailleurs si tu passes par là, Melie, je t’accorde tous les droits pour corriger mes fautes)

Lucienne > Tu aurais pu te passer de cette remarque, tu risques de faire s’écrouler le mythe de la cuniphobie Natachalienne…

16.11.2005

Je suis inquiète...

Natacha est étrangement absente de son blog ces derniers temps... Si on l'appelait toutes et tous bien fort pour qu'elle revienne toute pimpante nous conter ses aventures de blonde ?

Melie.

 

25.10.2005

Le débat L word de la semaine, le retour.

Devant le succès du débat de la semaine d'avant, je vous propose un nouveau sujet de réflexion.

Car oui, on ne dirait pas comme ça mais L word aborde des thèmes résolument profonds.

Ainsi, interrogez-vous vous aussi sur les questions fondamentales de la vie :

"Si vous vous voyiez dans un bar, est-ce que vous vous séduiriez?"

Donc pour celles qui ne sont pas du genre à aller brancher la fille au fond du bar, ce n’est pas grave, ça reste théorique. Je vais commencer par essayer d’y répondre moi-même.

Hormis le fait que je sois myope, ce qui cause un certain préjudice pour les rencontres fortuites… Je me séduirais peut-être pour une aventure, non pas d'une nuit mais pour une relation de type amante, sans trop essayer de me connaître et sans trop me découvrir non plus.

L'équilibre entre les qualités qu'on laisse apparaître et les défauts qu'on arrive à dissimuler.

Je continuerai de me séduire uniquement si j’arrive à me rester suffisamment mystérieuse…

Et vous ?

23.10.2005

Ma première insulte homophobe

Voilà, on en parle dans les journaux, parfois même à la télé, la banalisation est là.

On signe des pétitions contre le racisme, l’intolérance, l’homophobie.

C’est devenu un concept vague, on est contre c’est sûr mais finalement on se dit que la cause se suffit à elle-même. Et on a bien tort. Elle n’est pas très loin, bien sûr elle ne s’expose pas, mais elle est tapie dans l’ombre. Samedi j’ai vécu ma première vraie insulte homophobe directe, pas du genre de celles qu’on a pu voir dans les manif d’extrême droite ou dans les discours religieux obscurs.

Non, il s’agissait d’une insulte ciblée, précise, non plus comme un vague message intolérant mais comme une attaque précise contre moi, enfin contre nous. « Espèces de sales lesbiennes » ais-je pu comprendre dans cette rue sombre. Et pas dans un trou provincial mais bien rue Quincampoix, Paris, à deux pas du Marais.

Je me prends ça en face, en fait, je n’avais jamais vraiment réalisé que tous ces discours intolérants étaient vraiment contre moi, ils viennent de me percuter, ils ne sont pas que théoriques.

Je continue mon chemin et là je vois, ou plutôt j’aperçois les restes des affiches pour le salon rainbow attitude (salon gay et lesbien à Paris), pas une seule intacte.

Une par ici est déchirée, celle-là taguée mais comme le dit le slogan «ça change quoi pour vous parce que pour lui/elle c’est important» (avec deux femmes ou hommes qui s’embrassent). On dirait que ça leur ferait risquer beaucoup à voir leur acharnement méthodique. Dans un premier temps censurée par la ratp, la campagne avait réussi à voir le jour, enfin si elle n’était pas morte-née, elle est née condamnée…

J’ai vu le week-end d’avant un documentaire sur une manifestation gay en 1977 avec les commentaires que l’on peut imaginer très ouverts de ceux qui y assistaient. On se dit que finalement, la différence c’est qu’à l’époque, les homophobes s’affichaient plus et qu’en même temps les homo eux-mêmes devaient avoir plus de cran pour s’assumer.

Rien n’est vraiment si acquis…

13.10.2005

A travers la forêt amazonienne /6

Résumé des épisodes précédents : l'héroïne, suite à un jeu-défi, se trouve dans la forêt amazonienne où elle fait la rencontre de Sikwa, qui l'emmène dans sa modeste demeure. Celle-ci lui sert une boisson aux vertus étranges. L'héroïne apprend dans le dernier épisode que Sikwa parle le français. Les deux jeunes femmes semblent se rapprocher doucement...

Mon corps entier se fige, mon visage n’osant ni s’approcher du sien, ni s’en éloigner, le temps s’égraine lentement, la rencontre se rapproche, inexorablement... Soudain, un cri ! Nous sursautons simultanément, qui peut bien se manifester à cette heure avancée de la nuit ? Sikwa me rassure, cela signifie qu’un enfant vient de naître dans une tribu voisine, rien ne peut troubler notre quiétude. Nous n’osons cependant reprendre là où nous en étions, elle semble vouloir me demander quelque chose :
-          Tu voulais me poser une question ?
-          Je me demandais...  Cela fait si longtemps que je n’ai pas eu de compagnie, personne avec qui entretenir de discussions... Voudrais-tu que je t’accompagne demain jusqu’à « la tanière du crocodile », je t’apprendrai les rudiments de la survie dans la forêt amazonienne ?
Elle semble si fragile en cet instant, sa coupure avec le monde l’a également privée de toute affection, je ne peux nier un attachement prématuré. Je m’approche d’elle et la prends dans mes bras :
-          Bien sûr Sikwa, ça me fait très plaisir...
Je lui dépose alors délicatement un baiser sur la joue. Si nous voulons être en forme pour la marche  du lendemain, il est grand temps de se reposer. Nous nous couchons d’un commun accord silencieux sur ce qui fait office de lit, mes bras toujours autour de son corps qui est un appel à la tentation. Elle s’endort sur moi, ma joue effleurant la sienne, nos respirations s’accordant l’une à l’autre, le parfum subtil de sa peau bronzée m’enivre. Je considère ce moment comme notre premier instant de partage d’intimité en espérant ne pas rêver et bien d’autres lui succèderont… Je m’endors à mon tour, dans ce cocon de tendresse, sereine et apaisée par ce contact charnel inattendu.

Je me réveille, l’esprit encore tout embué, un étrange sentiment de bien être présent en moi. Ce n’était pas un rêve, je suis toujours là. Je réalise alors que je suis seule, Sikwa est-elle partie ? Une vague inquiétude m’envahit, la pièce est déserte, mon cœur s’accélère, tout d’un coup le doute s’installe, l’ai-je fait fuir par mon hâtive tendresse, la reverrais-je ? Je tente de me raisonner, je ne la connais que depuis la veille, comment se fait-il que j’ai développé un tel affect en si peu de temps, ce n’est pas mon habitude et encore moins ma nature… Une délicieuse odeur de café envahit les lieux, elle ne doit pas être très loin. Le bruit de ses pas ne tarde pas à me le confirmer.
Elle franchit le pas de la porte.

 

08.10.2005

Le tour du monde des lesbiennes

J’ai décidé de vous faire part de mon expérience de lesbienne internationale.

J’ai visité pour vous des bars de filles partout dans le monde. Que les autochtones ne se vexent pas, il s’agit d’une impression d’un bar au hasard, un soir au hasard et que je conçois que l’universalité de la chose puisse être remise en question.

Tout d’abord, j’ai testé Lille. La lesbienne ne court pas les rues, on la comprend étant donné la fraîcheur de celles-ci. L’accueil est sympathique, on rencontre une fille trouvé sur lastlesbienne.com, elle s’avère affublée d’un mari, Melie fait sa sauvage et on termine dans une petite boite bien sympathique où homo et lesbiennes se côtoient et où l’ambiance est vraiment agréable. La Lilloise est somme toute mignonne.

Concernant les rues, à Strasbourg, elles sont plutôt glaciales, pas l’ombre ou plutôt le glaçon d’une gouz. Je la comprends bien, j’avoue que ma recherche s’est arrêtée au premier bar muni d’un rainbow flag, autocollant peut-être resté en place d’un temps précédent, le patron le trouvant décoratif. J’ai cherché la raison de sa présence, peut-être en rapport avec le serveur un peu efféminé, bref rien de très palpitant, je n’ai pas eu l’occasion d’observer la Strasbourgeoise caché sous les multiples épaisseurs.

Un peu plus au nord, j’ai eu l’occasion d’observer l’Amsterdamoise, je m’attendais à en croiser partout dans les rues, étant donné leur supposé ouverture sur le sujet, mais finalement pas grand-chose, un petit bar sympa mais pas de quoi se taper le cul par terre comme dirait Mélie.

Je vous ai promis de l’international au début, je ne vous ai pas menti, j’ai fait un tour au Drague à Québec cet été. J’ai énormément apprécié, un peu surréaliste au début car il s’agit d’un bar Karaoké où le pédé du coin nous chante la complainte du phoque en Alaska, oui oui, c’est bien ça. Donc au début on rigole doucement, sceptique, mais finalement tout le monde applaudit et l’accompagne. Que la blisseuse invétérée se prépare à la chose car elle risque d’être traumatisée. Mais la simplicité et le naturel de l’accueil ne trouvent pas leur équivalent à Paris. La Québécoise est parfois vraiment transcendante quand elle ne parle pas, non pas qu’elle ne soit pas intéressante mais moi j’avoue que l’accent me casse tout… Une spéciale dédicace à la charmante jeune fille du camping de St Gédéon qui chevauchait sauvagement son quad pour nous apporter le bois… Je l’aurais bien prise elle plutôt pour me réchauffer…

Toujours au Canada, j’ai également testé Montréal, alors là, vraiment le must, on ne peut pas louper le « Village » avec ses innombrables rainbow flag (jusque dans la station de métro et les banques). Des lesbiennes de plein jour partout dans la ville (et là pas besoin de comparer la longueur des doigts, elles s’enlacent naturellement). Bref, on se croirait dans le pays des bisounours gays. En plus de ça, il y a vraiment de jolis spécimens, de ceux qu’on n’oserait même pas penser qu’elles en sont. On trouve partout le magasine « Fugues » qui nous permet de ne pas louper la soirée lesbienne où il faut être. Sans oublier les 5 à 7 (concept répandu là-bas pour sortir entre le boulot et avant de rentrer chez soi).

Enfin, pour terminer, clairement moins l’fun, je viens de découvrir Marseille, grâce à l’agenda de Têtu, j’ai trouvé un petit bar sympa et accueillant, mais ce qui l’est nettement moins, c’est l’environnement, on s’est fait aborder de nombreuses fois dans la soirée par la faune locale et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne se sente vraiment pas dans une ambiance gay-friendly dans la ville. Conseil de la serveuse, avé l’assent du sud : « ne faites pas les touristes et ne faites pas les homo » c’est vrai que bizarrement j’avais pas envie de rouler une grosse pelle à ma copine sur le vieux port vers minuit…

Bref, finalement je vous l’assure, on a une belle vie de lesbienne à Paris

PS : Si vous voulez me sponsoriser pour que je puisse continuer mon tour du monde, n’hésitez pas !

25.09.2005

Le débat L word de la semaine

Oui, j’ai décidé d’agrémenter ce site d’une touche de culture, ça ne fera pas de mal.
Enfin d’une certaine culture…
Voilà, depuis que j’ai vu cet épisode qui permet de repérer les lesbiennes des autres (les non-lesbiennes), je traque du regard les mains des demoiselles, dans le métro, dans les files d’attente et même dans les films.
Oui, car d’après la série, il s’avérerait que les gouz aient l’annulaire (le quatrième doigt en partant du pouce pour celles qui auraient un peu de mal) plus long que l’index.
C’est les filles de L word qui le disent, elles doivent s’y connaître puisqu’elles sont lesbiennes professionnelles.
Je vous avoue que j’ai beaucoup de mal à détecter ces paramètres sur une main mouvante…
J’ai bien essayé de leur plaquer solidement la main contre le mur mais je n’ai pas eu d’accueil positif.
Cependant j’aimerais profiter de ce blog pour que vous m’aidiez, il vous suffit de poser votre main bien à plat (je suppose qu’il doit s’agir de la plus habile des deux), et de me donner le résultat pour confirmer ou infirmer cette hypothèse (non parce que moi j’ai un mémoire à préparer alors ça m’aiderait de trouver un sujet qui tienne la route).
Je suppose que quand les deux sont de taille identique, l’orientation est la bisexualité.
Attention, il est formellement interdit d’orienter le résultat d’une quelconque manière, que ce soit en inclinant la main ou autrement…
Je vous confirme ainsi que mes annulaires sont bien plus longs que mes index…
 (Si vous connaissez un test pour repérer les blondes, je suis preneuse).

23.09.2005

Natachavatar

Parce que je ne pouvais pas passer à côté du concept de la rentrée (et même si je n’ai pas compris toute la portée de la chose malgré les longues tentatives d’explications de Melie).

Je me suis dit qu’il y avait certainement un intérêt à la chose. Et qu’il n’y en aurait point, d’ailleurs, cela m’attirerait encore bien plus.

 

 

Je vous présente donc Natachavatar, vous pouvez l’adopter et la mettre sur votre blog, elle sait faire la cuisine (virtuelle), corriger les fautes d’orthographes (c’est une experte, elle a eu son CP avec mention très bien), et bien d’autres choses encore. Ah oui, par contre, je précise, il ne faut pas lui demander de cunni...

15.09.2005

A travers la forêt amazonienne /5

Résumé des épisodes précédents : l'héroïne, suite à un jeu-défi, se trouve dans la forêt amazonienne où elle fait la rencontre de Sikwa, qui l'emmène dans sa modeste demeure. Celle-ci lui sert une boisson aux vertus étranges...

 

J’ai des vertiges, mon cœur bat la chamade, l’unique pièce de son fragile logis se distend sous mes yeux ébahis, je suis prise de tremblements incoercibles, ma vue se voile et… je sombre dans un sommeil profond.
Cette perte de conscience n’est que provisoire, quand je me réveille il fait encore nuit. Un instant désorientée, je me demande comment je suis arrivée dans cette étrange habitation, et cette chaleur humide, étouffante… Sikwa est allongée à côté de moi, je me remémore tout ce qui a précédé à sa vue.
Cette folle idée de relever un défi invraisemblable, mon voyage en avion, les soubresauts du petit appareil vétuste à la correspondance, la marche interminable et épuisante avant d’atteindre la source.
Et puis… Sikwa. La sublime Sikwa.
Cette boisson étrange… Et qu’a-t-il donc pu se passer ? A voir l’expression sereine de son doux visage, je suppose que je me suis simplement endormie.
La couche que nous occupons est pour le moins rudimentaire, faite de larges feuilles sèches artistiquement liées pour former un matelas végétal. Elle me scrute très sérieusement d’un regard profond. Je me sens un peu mal à l’aise. Je fais mine de m’intéresser au reste du mobilier. Une table de bois épais, fissuré, des traces d’outils. Une assiette en terre cuite ébréchée. Une pierre tranchante que j’évalue assumer la fonction de couteau. Des semblants de vêtements accrochés à une branche faisant office de porte-manteau. Et… stupéfaction ! Un livre, posé dans un coin, en parfait état malgré le climat, sur lequel je distingue un titre on ne peut plus classique ; « Les Misérables » !

Mais… comment est-ce possible ?


 -  Sikwa… tu comprends le français ?
-  Oui bien sûr ! me répond-elle avec un fort accent dont je n’arrive pas à distinguer l’origine.
-   Ca alors ! Je n’en reviens pas… Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ?
-    Et bien, je ne savais pas que tu étais française, et je suis un peu joueuse…
-    Mais… Tu es de quelle origine ?
-     Je suis luxembourgoise d’origine indienne, j’ai été élevée en partie en Allemagne, jusqu’à l’âge de neuf ans, et j’ai ensuite vécu ici avec ma mère qui est indienne.
-      Et où est-elle à présent ?

-      Elle est morte il y a trois mois… Je suis restée ici, survivant par mes propres moyens, suivant ses enseignements, je n’avais pas le choix… Je ne saurais retrouver le chemin de la civilisation, je n’ai pas d’argent pour prendre le moindre transport. Et puis je dois dire que cette vie me plaît beaucoup.


 Nous continuons cette discussion longuement, elle me détaille les conditions de son existence, je l’écoute avec stupéfaction me relater les évènements qui l’ont conduite ici.
Elle cesse soudainement son monologue entrecoupé de mes nombreuses questions, et replonge son regard dans le mien. Ses lèvres s’entrouvrent, frémissent, elle approche son visage du mien doucement…

12.09.2005

Freud répond toujours quand on l'appelle

Devant l’insistance de plusieurs d’entre vous, j’ai osé lui poser une question concernant ma cunniphobie.

La réponse ne m’avance guère cependant…

Si quelqu’un sait comment communiquer avec Jung, j’aimerais avoir son avis sur la question.

Bonjour monsieur Freud,

Je me permets une nouvelle fois de vous écrire, j'ai déjà eu l'honneur d'avoir votre avis sur mes cheveux blonds où vous avez pu m'assurer que je n'étais pas pour autant plus bête qu'une autre.


J'ai eu le temps de mûrir mes réflexions, et, supportée par quelques personnes, j'ose vous demander votre avis sur un autre sujet.


En effet, non seulement je me suis retrouvée affublée du gène de la blondeur mais aussi de celui de la cunniphobie..


Vous me direz que pour la plupart des filles, cela ne présente pas de problème, mais il s'avère que j'ai aussi hérité de celui de l'homosexualité, enfin sous l'hypothèse de son existence.. (hypothèse que vous approuvez ou rejetez?).


Ainsi j'aimerais savoir ce que je peux faire pour dépasser cette phobie, si l'allèle est dominant ou récessif (et dans ce cas si je peux le transmettre à de potentiels enfants) et si cette peur fait de moi une fausse lesbienne?

Je vous remercie par avance de l'aide que vous pouvez m'apporter.

Natacha la blonde.

 

Chère Natacha,
Vos questionnements m'effarent quelque peu. J'aimerais que vous sachiez que tout ne se transmet pas par gêne et encore moins les phobies ! L'homosexualité, bien entendu, ne se transmet pas non plus.

J'aimerais que vous réfléchissiez avant de me poser toutes sortes de questions sur vous-même. Ce sont des questions auxquelles vous pouvez répondre sans aide extérieure et cela prouvera votre intelligence puisque vous sembliez en douter.

Une Cuniphobe n'existe pas. Le terme du moins. car étymologiquement, cela signifierait que vous soyez apeurée par l'antre de la femme. Pour une lesbienne, c'est assez improbable, mais pas impossible. Mais d'après vos explications, vous me faites comprendre que c'est l'acte du cunnilingus qui vous répugne. Sachez que vous n'êtes pas la première, ni la dernière. Autant la fellation gêne certaines femmes hétérosexuelles, il n'est pas rare de voir toutes formes de craintes sexuelles.
La communication est le meilleur remède. Osez en parler avec votre partenaire et le problème se résoudra par lui-même.

J'aimerais, si cela ne vous gêne pas, connaître votre age. Car il est fréquent de constater que les doutes concernant la sexualité apparaissent durant l'adolescence et cette peur de l'acte du cunnilingus est peut-être due à vos préférences sexuelles réelles.

Mais je vous rassure tout de suite, tout ce qui fait partie des goûts, des préférences et des choix ne se transmettent aucunement par les gênes.
Peut-être dans l'éducation, mais les risques sont minimes pour la vie de vos enfants, surtout si vous êtes homosexuelle. Car je vous rappelle qu'il vous est dans l'incapacité d'avoir des enfants avec une personne du même sexe.

En espérant avoir éclairé votre âme contrariée.

Sigmund Freud

Je remarque que ma question n'a pas été sélectionnée pour figurer sur le site, je me demande bien pourquoi..

06.09.2005

Freud répond aux blondes en exclusivité

Mélie m’ayant avertie que Freud pouvait répondre à mes questions les plus existentielles et n’ayant pas trouvé les réponses escomptées dans les titres de ses livres (je suis même allée jusqu’à lire les sommaires, si si..).

Je me suis empressée de lui écrire un mail et je tenais à vous faire profiter de sa réponse afin d’éclairer votre curiosité, qui j’en suis sûre, est immense à ce sujet.

Bonjour monsieur Freud,

je me permets de vous écrire pour vous poser une question de la plus grande importance pour moi. Voilà, il se trouve que par les effets de la méiose, je me suis trouvée affublée à la naissance de cheveux blonds. Depuis que je suis consciente de cet état capillaire, je m'entends raconter les pires blagues, je me fais railler quotidiennement à ce propos. Je me demandais si ces moqueurs avaient raison; en d'autres termes suis-je plus bête que les autres parce que je suis blonde ?

 Merci par avance de l'attention que vous porterez à ma question. 

Natacha.

Chère Natacha,

Votre question me surprend quelque peu. Tout d'abord parce que votre explication concernant vos gènes me révèle que vous voulez me prouver que vous êtes intelligente et ensuite, vous me demandez si vous pouviez être plus bête que les autres à cause de la couleur de vos cheveux.

Que dois-je en conclure?

Mais, pour répondre à votre question, jamais je n'ai entendu que l'intelligence pouvait être déterminé par les cheveux. L'intelligence touche certes le cerveau, mais de là à atteindre les racines capillaire. C'est une très belle image fantastique que l'on découvrirait facilement dans les nouveaux romans de science-fiction.

Je puis vous assurer qu'il n'en est rien. La couleur des cheveux est déterminée par les gènes et, comme vous devez le savoir, ceux-ci se trouvent dans le système cellulaire. Hors l'intelligence, fait plutôt référence au système encéphalique. Bien qu'à l'heure où je vous parle, le cerveau n'ait pas encore révélé l'entièreté de son visage, nous ne retrouverons jamais de preuve d'intelligence dans un quelconque cheveux.

J'ai tenté d'être le plus clair possible, car je vous avouerais que même si je suis moi-même scientifique, je tente de fuir toutes les explications purement scientifiques qui décrivent tout sauf le principal.

Bien à vous.

S. Freud

Voilà, j’ai demandé à Mélie, embryon de psychiatre de me traduire et il s’avèrerait, dans l’ordre : que j’ai un cerveau, de l’intelligence et que ma blondeur soit restée au niveau de mes cheveux sans contaminer mes neurones. Toute corrélation suspectée entre ma blondeur et mon QI est donc rejetée.

Je n’ai pas osé lui parler de mon gène cuniphobe…

29.08.2005

Les cunnis, moi, le retour.

Lucienne   : Alors raconte avec Carole ! C’était comment? On veut les détails, tu lui as fait un cunni?

Moi   : Hé hé, le mystère restera entier

Lucienne   : T’es pas drôle!
Moi   : C’est le secret de Natacha ça sinon le mythe s'effondre…
Tiens d'ailleurs, même la langue, ça te fait mal sur le clito??
Lucienne   : Oui. Par contre si le vibro vibre à côté ça me fait grave effet. Je me suis résignée à avoir une sexualité avec objets… Erik s’y habitue petit à petit.

Moi   : Tu as une sexualité de vibrations pures. T'as essayé avec une baffle et la musique à fond?

Voir le début de la conversation ici.

 

11.08.2005

A travers la forêt amazonienne /4

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Elle, au contraire semble vite reprendre possession de son territoire, elle jette un coup d’œil  à mon campement et éclate d’un rire joyeux et communicatif, ma technique de plantage de piquet ne semble pas la convaincre. Elle s’approche doucement de moi et me prend par la main en me signifiant de rassembler mes affaires et de la suivre. Etonnée puis séduite par une telle invitation et ne voulant pas briser cette complicité naissante j’accepte sa proposition sans l’ombre d’une hésitation. A peine ai-je rassemblé mon équipement qu’elle se faufile déjà entre les baobabs, je tente de la suivre, ce n’est pas une affaire facile, elle bondit d’un arbre à l’autre, glisse sous des lianes, enjambe des ruisseaux. Ça y est ! Nous y sommes ! Je découvre une mignonne cabane perchée en haut d’un feuillu du plus bel effet, je ne regrette pas ce détour ! Elle m’aide à me hisser dans sa demeure cosy et chaleureuse, ce n’est pas le confort rêvé mais le nécessaire est là. De toute façon, sa présence suffit à créer une atmosphère accueillante. Le temps de poser mes sacs, elle s’affaire déjà à me préparer un repas typique à base de bananes. Je m’en délecte assise en face d’elle, ne cherchant pas à prononcer de mots qui pourraient nous ramener à la réalité en nous rappelant nos origines si éloignées. Ses grands yeux rieurs ne me quittent pas un instant, une sensation bien étrange commence à s’emparer de moi, je voudrais que ce moment s’éternise. A peine le repas terminé, elle m’entraîne vers ma couche, juste à côté de la sienne, toujours aussi obéissante, je m’y assois, je n’ai cependant en aucune manière envie de sombrer dans les bras de Morphée de si bonne heure et en si bonne compagnie. Elle me fait signe de rester là, toute conquise que je suis, j’y consens. Sikwa m’apporte alors une infusion à l’odeur bien étrange, son air enjoué m’incite à savourer ce liquide insolite. J’y trempe timidement une lèvre pour finir par boire à grosses gorgées. Ce breuvage est un véritable délice, je lui tends ensuite le récipient dont elle engloutit littéralement ce que j’en ai laissé.


 

Que se passe-t-il ? Ma tête se met à tourner, j’ai l’impression d’être sur un nuage, toutes mes perceptions semblent décuplées, quelle est donc cette magnifique créature qui s’avance vers moi et me touche le bras ? Suis-je en train de rêver ?

 

A suivre...

 

08.08.2005

Osera-t-elle ?

Natacha, quand elle rentrera de vacances osera-t-elle se passer le paréo autour des hanches pour s'ajouter au bien modeste nombre des trois filles - Tati, Artefactmoi -  qui ont réalisé le défi de Batims (et de Têtu, accessoirement) ?

Il faut d'emblée l'encourager, la supplier, voire l'appeler dans son Quebec pour la convaincre... (et elle est bien roulée la Natacha, alors faites un effort !)

 

Melie

 

07.08.2005

A travers la forêt amazonienne /3

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Interloquée, je reste figée quelques instants, retenant ma respiration, je crains que le moindre bruit de ma part puisse la faire fuir. Je suis bras ballants, au milieu de sacs, tente à moitié montée, appareil photo négligemment posé sur le sol, et je la dévisage timidement. Elle, à quelques mètres de moi, est dans une posture défensive, prête à rebrousser chemin au moindre de mes gestes. J’esquisse un sourire, et, bêtement, j’adopte la bonne vieille technique ancestrale consistant à poser la main sur ma poitrine en disant « je m’appelle Elodie, toi ? » en la montrant du doigt (on m’avait pourtant répété maintes fois dans ma petite enfance que ce n’était pas correct de montrer les gens du doigt). Et bien, vous me croirez – ou pas – mais ça fonctionne ! « Sikwa » me dit-elle, ou du moins c’est ce que je crois entendre, je prends ça pour acquis. Un sourire.

Je fais quelques pas dans sa direction, doucement, toujours la crainte de l’effrayer. Arrivée à un mètre d’elle, je stoppe ma progression, et je la dévore des yeux. Elle est magnifique ! Grande, élancée, la taille finement dessinée par une sorte de jupe très courte, ouverte, dévoilant des jambes merveilleusement interminables, terminées par de si jolis pieds. Silhouette svelte, mais voluptueuse, courbes infiniment sensuelles, ferme poitrine dénudée, dont les tétons bruns se dressent victorieusement vers le ciel humide, fesses galbées, rondes et musclées. Une peau fine, légèrement luisante sous la chaleur touffue de la forêt, d’une couleur brune presque dorée, paraissant si douce, assez étonnant dans ce milieu naturel. Un collier rudimentaire apposé sur sa poitrine. Des bracelets tressés à ses poignets.

Et ce visage, Mon Dieu ! On est d’abord irrésistiblement attiré par ses yeux noirs, brillants, grands ouverts comme s’ils voulaient absorber le monde entier en un regard… Quand on en détourne l’attention, on découvre un visage aristocratique, au nez aquilin, des lèvres charnues, très rouges, éclatant en une touche de couleur vive, des pommettes hautes, un menton volontaire, des joues pleines, semi-couvertes par sa chevelure, noire d’ébène elle aussi, aux reflets bleutés, tombant en mèches rebelles sur son front, sur son dos, se prolongeant juste sur ses reins, coiffure sauvage s’il en est, parsemées de quelques brindilles de bois vert.

Je suis subjuguée par tant de beauté.

A suivre...

 

04.08.2005

Le Natacha-thon

Bon. L'heure est grave, pour cette raison.

J'appelle donc toute la communauté lesbienne et les hétéros empathiques à se mobiliser dans un grand Natacha-thon. Le principe est simple, acheter ce bouquin à notre blonde préférée. On ne peut la laisser dans cet état, n'est-ce pas ?

 

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Melie

02.08.2005

A travers la forêt amazonienne /2

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Je commence la traversée de cette forêt sous la pluie… Rien d’étonnant, il y pleut quasiment toute l’année, cependant cela n’a rien de déplaisant, la température élevée de cette eau me met dans un état d’agréable euphorie et éveille mes sens…
Pour débuter, je me fixe un objectif modeste : marche pendant trente kilomètres et installation de mon éphémère campement, j’ai donc tout loisir de m’accoutumer à cet univers verdoyant de géants inextricablement enchevêtrés.
Armée de mon équipement dernier cri « spécial aventure », je me lance à l’assaut du chemin idéal pour arriver à cet emplacement visualisé sur ma carte. C’est parti, je coupe les lianes qui me barrent le passage et je m’enfonce doucement mais sûrement dans les profondeurs de la végétation. Pas une minute ne passe sans qu’une nouvelle espèce de plantes me révèle son existence, ça s’annonce prometteur…
Je suis déjà aux deux tiers de mon parcours, ma progression est bien plus laborieuse que je ne l’aurais imaginée… Plus que dix km… Je continue ma route, au fil des kilomètres, je découvre des muscles dont je ne soupçonnais pas la présence, je donnerais n’importe quoi pour un massage…
Enfin, j’arrive à un endroit qui me parait propice pour établir mon camp, des bananes à n’en plus finir tout autour de moi, un terrain un peu moins hostile, je pose mon sac, ouf ! Je n’en pouvais plus ! Je me repose, enfin ! C’est alors que j’entends des bruissements d’arbres, quelqu'un semble approcher... Je distingue maintenant nettement des bruits de pas, moi qui me pensais seule dans ce petit monde !

Les feuilles se découvrent alors en me laissant entrevoir une sublime indienne au bronzage et tatouages exaltants.


A suivre...

31.07.2005

A propos de l'homosexualité

Werewolf, grand commentateur de blogs devant l'éternel, médecin de son état, a été pris soudainement de questionnements essentiels sur l'homosexualité, son image reflétée par les médias, la pertinence d'en rechercher les causes, le milieu associatif. Il a posé quelques questions à Melie, qui a trouvé judicieux de faire participer à ce qui deviendra peut-être un débat cinq autres personnes concernées : Sappho, Shayalone, Cossaw, Thomas et moi.


S'agissant de "fierté", ne penses tu pas que c'est antinomique avec la théorie selon laquelle on ne doit pas se poser la question de l'origine de l'homosexualité, dès lors que l'on ne se pose pas la question de celle de l'hétérosexualité (je fais référence, là, à Shayalone) Y a t-il une "fierté hétérosexuelle" ?

Je pense qu’on parle de « fierté » par opposition à « honte », il ne s’agit pas de brandir une identité en volant la porter comme supérieure mais cela fait simplement référence au fait d’assumer. Comme un père peut être fier de son fils, pas dans le sens ou ce dernier ait fait quelque chose de particulier mais simplement par l’honneur qu’il lui confère par le fait d’exister.
Il faut revendiquer une fierté jusqu’au moment où il ne s’agira plus de celle d’une minorité.
On ne peut pas considérer de fierté hétéro car il n’y a pas de cheminement pour y aboutir (ou rarement), c’est déjà en conformité avec la norme sociale, et il ne s’agit pas tant d’être fier d’être homo mais plutôt d’être fier d’être arriver à se dire comme tel.
La fierté, c’est simplement oser se montrer, afficher sa préférence, et cette matérialisation permet à ceux qui refoulent d’accepter leur sentiment intérieur en montrant une alternative de l’image du couple hétéronormé.
Nous revendiquons plutôt un droit à l’indifférence qu’à la différence...


La Gay pride ne va t elle pas à l'encontre de l'intérêt des homosexuels en véhiculant l'image de "barjots extravertis et sans complexes" tout à l'opposé, me semble-t-il, de la réalité? Ne serait-il pas bon de montrer de montrer que c'est souvent une souffrance, plutôt qu'un "choix" !

La gay pride est également un moyen de provoquer les avis des personnes qui préféreraient se masquer les yeux et faire comme si les homo n’étaient qu’une vague théorie identitaire non incarnée.
Eu égard mon expérience personnelle, cet évènement m’a permis d’avoir les avis spontanés des personnes de mon entourage et m’a permis d’orienter mes coming-out.
Bien qu’en effet la majorité des médias préfère offrir des clichées à leurs clients et véhiculer des images dont les homo ont bien du mal à se défaire ensuite.
Dans un sens comme dans l’autre, il ne faut ni stigmatiser les « folles », ni considérer que ceux-là soient représentatifs de la majorité des homo. Je trouve particulièrement déplacé que les mecs homo plutôt masculins soient intolérants vis-à-vis des mecs efféminés (de la même façon que les « lipstick » dénigrent les « butch »). La tolérance commence à l’intérieur même d’un groupe identitaire.
Il est intéressant de considérer que l’homosexualité soit un choix, pas dans le sens où la personne ait choisit sa sexualité mais dans le sens où elle a fait le choix de l’assumer plutôt que de la refouler.
Je ne pense pas qu’il soit intéressant de montrer que c’est une souffrance puisque alors on véhiculerais un cliché homosexualité = malheur, peine et ce serait une arme qu’on lancerait à nos détracteurs. Et cela restera alors dans les esprits comme .. le choix d’être malheureux !
Ça n’aiderait pas non plus les jeunes qui commencent à se questionner sur leur préférence puisqu’ils considéreraient alors que la souffrance leur est imposée dans leur parcours.


N'as-tu pas l'impression que les "assos" quelques soient leurs bonnes intentions renforcent la "ghettoïsation" en ne s'ouvrant qu'aux homos eux mêmes ?

Il est clair qu’à l’intérieur même de cette « communauté », il y a des excès.
Je trouve dommage qu’un festival, cineffable, par exemple, pour ne pas le citer interdise son accès aux hommes et demande quasiment une preuve de lesbiannisme pour y entrer !
Cependant cette ghettoïsation a certainement été une solution à un moment donné pour résister, pour ne pas « délayer » en quelque sorte des convictions fortes.
J’imagine qu’il doit être plus difficile de lutter pour quelque chose quand on ne sent pas investi soi-même par le sujet, en cela, leur manière de faire est compréhensible , bien que je pense que le soutien des hétéro ne soit pas préjudiciable à la cause, bien au contraire.


Au lieu de faire des "plans médias" (et l' on sait bien que ceux ci ne retiennent que le "sensationnel") au sujet du mariage gay et de l'homoparentalité, ne vaudrait-il pas mieux en utilisant le lobbying et les relais d'opinion, lutter contre les idées reçues qui reflétaient d'ailleurs pour certaines la réalité d'une génération précédente (lesbiennes MLF antiphallocrates...) et militer d' abord sur la protection sociale et patrimoniale du couple homo ?

Cette question n’est pas simple, je pense que tes suggestions sont intéressantes, mais je pense aussi que le sensationnel est obligatoire pour avancer, il faut bien provoquer les réfractaires et leur mettre le nez dans la réalisation, sinon on restera sur des discours théoriques qui ne feront pas avancer le problème plus que cela.
Ces évènements sont pour l’instant surprenants mais la répétition peut amener à une certaine lassitude et donc à une banalisation de la chose, ce qui est le but recherché finalement..
Les idées reçues pour moi ne se changent pas par une campagne de communication, mais par les multiples acteurs homo qui vivent comme ils le veulent tous les jours.
Et c’est, à mon avis, par ce biais que les lois viendront par la suite entériner ce qui s’est établie sans elle (c’est un peu toujours comme cela que ça se passe malheureusement..)


Certain(e)s disent qu' ils ne faut pas rechercher la cause de l'homosexualité, au prétexte qu' on ne recherche pas celle de l'hétérosexualité: n' est-ce pas anti-scientifique ? D'accord par contre sur une reformulation de la problématique qui doit plutôt être: pourquoi certains sont ils hétéros, d'autres, homos !

Avec cette question on peut retomber sur celle de l’homosexualité acquise ou innée..
Comme pour chaque élément qui détermine un homme, je pense qu’il y a une part des deux, on a éventuellement une prédisposition (que je n’aime pas croire génétique) et on la développe ou non selon certains facteurs (le milieu social, les rencontres..).
Ainsi je pense qu’il ne sert à rien de chercher une cause à l’homosexualité puisqu’on ne pourrait faire d’études scientifiques non biaisées.
Pour ma part, pour l’homo ou l’hétérosexualité, c’est la même chose, on naît avec une propension à devenir l’un ou l’autre et on devient cet un ou cet autre suite aux expériences que l’on vit quotidiennement.
Simplement on peut deviner qu’il est plus aisé de rencontrer des facteurs permettant de développer sa disposition hétéro plutôt qu’homo.

A travers la forêt amazonienne /1

Un cadavre exquis à la sauce goudou, à suivre pendant l'été...


Un enchevêtrement de feuillages et de lianes dans une pénombre animée de bruits inquiétants... Une atmosphère étouffante, saturée d'humidité... L'immense forêt équatoriale est l'un des milieux les plus hostiles à la présence humaine. Ne l'appelle-t-on pas "l'enfer vert" ?

C’est pourtant là que j’atterris, au terme d’un long et éprouvant voyage. Pourquoi une telle destination ?
Tout a commencé par une sorte de jeu organisé pour Noël, chacun devait trouver un cadeau en rapport avec le thème suivant : « Lancer un défi étonnant », chaque participant se devait de relever la bravade ainsi lancée.
Je reçu un billet simple pour la forêt amazonienne avec comme objectif d’y survivre une semaine en relatant mon expérience et en l’illustrant de clichés surprenants…
Cela me laissa un moment perplexe puis interpella mon âme d’aventurière refoulée au fin fond de mon caractère de parisienne blasée. Ma décision fut prise : je relèverai ce défi !
Dans ces conditions, je décrétais aller au bout de l’aventure en bivouaquant dans la nature.
Ma première photo, innocente à l’époque, fut celle de cette cascade. Je n’imaginais pas que par la suite j’allais y vivre tant de choses et surtout y rencontrer une telle créature…

J’ai prévu tout le matériel nécessaire pour mener à bien cette expérience : boussole, carte, couteau, nourriture, GPS... sans oublier le guide du parfait petit scout, bien entendu.


A suivre...

29.07.2005

Petit guide à l’usage de la gayvoxienne débutante

Première phase : l’approche de la lesbienne
Tout dépend de la méthode adoptée, au choix, vous abordez de manière systématique en regardant alors les profils de celles qui répondent.
Ou alors vous épluchez consciencieusement les profils pour accoster de manière personnalisée la cible choisie.
Ce choix sera fait en fonction du temps dont vous disposez, de votre degré de lassitude et du but recherché.

Deuxième phase : l’accroche
Quand vous aurez trouvé une fille avec un profil sympa et qui répond, surtout l’objectif, c’est de ne pas la laisser s’échapper, l’espèce étant en sévère voie de disparition sur gayvox (gv pour les intimes). Il faut réussir à la fidéliser, et pour cela partir à la quête du pseudo msn pour contourner le système commercial de gv.
Le plus difficile étant d’amener la fille à donner celui-ci sans qu’on lui demande, pour ensuite dire « Oh ! Je n’y avais pas pensé, quelle bonne idée ».
Pour arriver à cette fin, je vous donne quelques arguments prêts à l’emploi : - c’est dommage, c’est lent ici, ça limite notre conversation si passionnante (si, si, il ne faut pas diminuer la portée philosophique du « Et toi, tu viens souvent sur gv ? »), - c’est dommage, je n’ai jamais de session offerte, on risquerait de passer l’une à côté de l’autre (à la place de l’une dans l’autre ?..)
Devant tant d’arguments, la proie ne peut plus reculer, elle lance son pseudo msn voire son numéro de téléphone pour les plus convaincues.
La bête est alors ferrée.

Troisième phase : Le numéro de téléphone
Le magnifique outil qu’est msn vous permet alors de mettre de (plus ou moins) sublimes et mystérieuses photos qui, à l’image d’un timbre-poste ne peuvent que vous avantager. (Choisissez les plus floues si vous ne misez pas sur votre physique, cela épaissira votre côté énigmatique).
L’heure de votre sélection commence alors, sinon la fenêtre msn a vite tendance à s’étaler sur plusieurs mètres et le risque de tendinite de l’index a vite tendance à poindre son nez (à cause de la souris, pas d’esprit mal placé mesdemoiselles..).
La fluidité de la conversation alors acquise nous montre que pour certaines ce n’était pas le dial gv qui limitait la discussion. Une autre sélection se fait alors sur la photo (« je suis désolée, je vais partir en vacances très longtemps. -- Je ne t’avais pas dit ?-- hein quoi ? Non, non aucun rapport avec la photo, non, vraiment je t’assure » et hop, clic droit, « bloquer ».)

Vous avez ensuite tout votre temps (à moins qu’elle-même n’adopte la même stratégie) pour conquérir son numéro de téléphone et lui donner rendez-vous au très célèbre Bliss. Bar gouze au charme réputé avec son faible éclairage qui effacera vos défauts les plus visibles et qui vous permet d’improviser une solution de repli (tout plein d’autres gouzes) si la réalité ne correspond pas aux petites cases du profil gv de votre dulcinée.

Si vous suivez avec succès ces quelques conseils, je vous donnerais peut-être les recommandations pour passer à l’étape suivante.
(NDLR : des conseils personnalisés peuvent être dispensés aux plus mignonnes et intéressantes d’entre vous, voir avec ma secrétaire).


Un exemple de profil...

 

Edit(6/08) : Voir "De l'art d'arriver dans un forum lesbien"....

Edit(7/08) : Voir la seconde partie "De l'art de bien choisir son avatar"...

Oh oui, tripote-moi le pisi !

********ATTENTION !********

*****************Warning !*****************
*****************Beachtung!****************
*****************Atención !*****************


Cette note est une mesure de prévention à l'usage de tout individu de sexe féminin.
Cette note est une mesure de prévention à l'usage de tout individu de sexe féminin.

Si Natacha la blonde s'approche de vous avec une lueur légèrement libidineuse dans le regard, qu'elle vous prend la main fermement pour vous parler de votre pisiforme, qu'elle le tripote entre pouce et index - comme ceci - en prenant un air pseudo-professionnel, méfiez-vous !

Elle n'en veut pas qu'à votre pisiforme... Je vous laisse deviner...


Melie (ouais je suis de retour Natacha, ça va chauffer pour tes fesses, hé hé !)

23.07.2005

Le gouinogramme

Voilà où mène une fréquentation assidue de Gayvox...
Je vous présente aujourd'hui le gouinogramme, largement inspiré de The L Word. Mon but secret est de remonter jusqu'à Shane...

Aidez-nous à compléter le gouinogramme !


medium_gouinogramme.jpg



(Par souci de discrétion, certains prénoms ont été changés)

Best of Natacha - Les seins

Moi : De toute façon les gouines n’aiment pas les gros seins *

Natacha : Ah bon ? Mais moi j’aime les gros seins !
Je ne suis peut-être pas une vraie gouine alors…
(une vraie réflexion se peint à se moment là sur son visage tendu)
En même temps, si j’aime les gros seins, je ne peux pas être hétéro…
(on voit presque la sueur couler de la racine de ses cheveux – blonds, mais ceci n’a rien à voir, bien sûr)
Je dois être ambidextre… Euh non ! Ambisexuelle !

Moi : Humm ?

Natacha (très fière) : Oui, c’est un mot que j’ai inventé… **


* Il va sans dire que ce n'est pas exact, même si, statistiquement, un groupe de gouines comparé à celui d'un groupe d'hétérosexuels masculins montrerait probablement une différence significative quant à cette attirance...
** Faux encore une fois. Chère Natacha, il semble bien que le sens de ton "invention" soit déjà largement utilisé de façon tout à fait parallèle à celui de bisexuel(le)...


Melie

21.07.2005

Non-passage

Je suis là, dans le monde des vivants, enfin il parait, tout au moins au sens médical du terme. Un accident, une voiture, elle atterrit dans des arbres, il ne fallait pas louper le virage. Discussion avec la faucheuse.

Discussion agitée, elle me veut, je ne suis pas la seule à vouloir négocier.
Je suis invitée dans son appartement, un appartement sombre bien sûr, elle est grande, elle domine, elle nous surveille.
Tout le monde est agité, abîmé, ils sont en transition, nous sommes en transition. Le sang coule, noir, le noir de la mort bien sûr.
Celui là s’envole, pas de négociation possible la faux a tranché. Un autre entrouvre la fenêtre, il saute, il croit fuir mais au contraire il se sabote, il a tellement peur d’affronter la mort qu’il la provoque pour accélérer le face à face.
Ils tournoient autour de la table, ils crient, ils implorent. Le brouhaha emplit la pièce, les gémissements créent un papier peint molletonné. Les hurlements se cognent au mur, personne ne peut les entendre, la pièce est isolé du monde, c’est déjà un ailleurs, un entre-deux. Retour plus qu’improbable. Espoir dérisoire ?
La faucheuse est seule maîtresse à bord. Elle décide qui mérite ou non de rester, elle cerne les faibles et les exécute sur place. Ne pas être faible face à la mort. Ne pas être faible tout court. Je regarde ces remuants personnages, je ne supplie pas, je ne faiblis pas.
Je cherche à fuir, c’est ce que je sais faire de mieux, ne pas affronter, ne pas regarder, tourner la tête et fuir, faire comme si je n’avais jamais été accidentée, comme si j’étais immortelle, infinie, que les choses, même la mort me glissaient dessus. La faux ne m’atteindra pas, je l’esquiverais. Ou finalement peut-être pas, je pourrais aussi fuir en restant face à elle, en la laissant me prendre et fuir ainsi la fuite elle-même.
Aujourd’hui je choisis la porte, on ne sort pas comme ça de l’appartement de la faucheuse mais j’en ai décidé ainsi.
J’ai décidé d’en sacrifier pour m’échapper. Je choisis les plus agonisants et les achève, deux ou trois feront l’affaire, Elle doit leur permettre de se désincarner, elle n’a pas le choix, c’est leur heure, c’est Son boulot.
J’ouvre la porte, me faufile. Ses interminables bras essaient de me rattraper, ses poignets m’enserrent, ses doigts se crispent sur mon cou puis... glissent. Le calme. La couleur. Le silence. La vie ?


Je m’attendais à retrouver mon corps, où est passée mon enveloppe charnelle ? Je suis la même mais faite de vapeur. Cela n’a pas d’importance.
Et, étrange changement, je me déplace dans tous les plans de l’espace, je plane, je vole, je me translate. Cela n’a pas d’importance.
J’ai quitté ce sombre appartement, elle ne m’aura pas aujourd’hui. Cela a de l’importance.
J’erre. Me trouver un intérêt. Me réintroduire dans une sorte de vie. Je survole les vivants.
Je croise un nid d’enfants, ou plutôt une longue colonie d’enfant, ça grouille, ils se suivent sur des centaines de mètres en file indienne, ça fourmille, ils me regardent, ils semblent pouvoir me voir.
Ils se mettent alors face à moi et me renvoient mon image en me mimant. Je ne suis plus qu’un cadavre, je n’ai plus d’expression, ma bouche n’est plus qu’un long trait, mes yeux deux croix, ils tombent ensuite en arrière pour me faire prendre conscience de mon apparence gisante. J’ai voulu fuir, je ne suis plus ni morte, ni vivante, je suis vivante pour moi seule, morte pour les autres, mais étais-je vraiment vivante en dehors de moi seule auparavant ?...

J’arrive face à une mère et son enfant, elle semble l’aimer, elle semble être affectueuse, sa fille est heureuse, elle irradie, Je rencontre l’incarnation du Bonheur.
J’aperçois quelque chose que je refusais de penser d’exister. Je le sens, le bien-être est palpable, je vois leur aura, je vois un parfait équilibre.
Simplement, je m’approche, et simplement je déséquilibre la chose. La faucheuse m’envoie un avertissement, j’ai l’interdiction formelle de m’approcher du Bonheur.
Je m’en fiche, je n’ai que faire de ses conseils, je veux le toucher de plus près.
Je suis attirée par Lui, cette mère me captive, je veux prendre la place du père, elle est toute prête je n’ai qu’à m’y glisser, tout est déjà en harmonie.
J’essaie d’entrer en interaction. Elle reçoit alors une lettre, l’enveloppe est noire, je sais trop bien d’où elle vient, je veux partir pour annuler ma mauvaise influence mais il est trop tard, tout s’assombrit, la faux lui a envoyé une convocation, les résultats de ses analyses sont mauvais, il lui reste peu de temps. La tempête arrive.


Je réfléchis, ce n’est pas si mal pour moi, je vais la récupérer à l’appartement et l’emmener avec moi. Il me faut tuer la fillette également. J’ai trouvé mon Bonheur de substitution.

Présentation

Bonjour à tous, nous vous présentons - à quatre mains - le blog de Natacha, émanation directe des Enfants Rouges où elle a acquis une réputation à la hauteur de sa blonditude.
Ici seront consignés les archives des Best Of, les textes écrits de la plume délicate de notre blonde préférée, ainsi que diverses petites choses que nous mettrons en place.

Enjoy !

Melie

20.07.2005

A travers la forêt... version complète.

 

A travers la forêt amazonienne

 

 

Un enchevêtrement de feuillages et de lianes dans une pénombre animée de bruits inquiétants... Une atmosphère étouffante, saturée d'humidité... L'immense forêt équatoriale est l'un des milieux les plus hostiles à la présence humaine. Ne l'appelle-t-on pas "l'enfer vert" ?
C’est pourtant là que j’atterris, au terme d’un long et éprouvant voyage. Pourquoi une telle destination ?
Tout a commencé par une sorte de jeu organisé pour Noël, chacun devait trouver un cadeau en rapport avec le thème suivant : « Lancer un défi étonnant », chaque participant se devait de relever la bravade ainsi lancée.
Je reçu un billet simple pour la forêt amazonienne avec comme objectif d’y survivre une semaine en relatant mon expérience et en l’illustrant de clichés surprenants…
Cela me laissa un moment perplexe puis interpella mon âme d’aventurière refoulée au fin fond de mon caractère de parisienne blasée. Ma décision fut prise : je relèverai ce défi !
Dans ces conditions, je décrétais aller au bout de l’aventure en bivouaquant dans la nature.
Ma première photo, innocente à l’époque, fut celle de cette cascade. Je n’imaginais pas que par la suite j’allais y vivre tant de choses et surtout y rencontrer une telle créature…

J’ai prévu tout le matériel nécessaire pour mener à bien cette expérience : boussole, carte, couteau, nourriture, GPS... sans oublier le guide du parfait petit scout, bien entendu.

Je commence la traversée de cette forêt sous la pluie… Rien d’étonnant, il y pleut quasiment toute l’année, cependant cela n’a rien de déplaisant, la température élevée de cette eau me met dans un état d’agréable euphorie et éveille mes sens…
Pour débuter, je me fixe un objectif modeste : marche pendant trente kilomètres et installation de mon éphémère campement, j’ai donc tout loisir de m’accoutumer à cet univers verdoyant de géants inextricablement enchevêtrés.
Armée de mon équipement dernier cri « spécial aventure », je me lance à l’assaut du chemin idéal pour arriver à cet emplacement visualisé sur ma carte.
C’est parti, je coupe les lianes qui me barrent le passage et je m’enfonce doucement mais sûrement dans les profondeurs de la végétation.
Pas une minute ne passe sans qu’une nouvelle espèce de plantes me révèle son existence, ça s’annonce prometteur…
Je suis déjà aux deux tiers de mon parcours, ma progression est bien plus laborieuse que je ne l’aurais imaginée… Plus que dix km…
Je continue ma route, au fil des kilomètres, je découvre des muscles dont je ne soupçonnais pas la présence, je donnerais n’importe quoi pour un massage…
Enfin, j’arrive à un endroit qui me parait propice pour établir mon camp, des bananes à n’en plus finir tout autour de moi, un terrain un peu moins hostile, je pose mon sac, ouf ! Je n’en pouvais plus !
Je me repose, enfin ! C’est alors que j’entends des bruissements d’arbres, quelqu'un semble approcher... Je distingue maintenant nettement des bruits de pas, moi qui me pensais seule dans ce petit monde !
Les feuilles se découvrent alors en me laissant entrevoir une sublime indienne au bronzage et tatouages exaltants.

Interloquée, je reste figée quelques instants, retenant ma respiration, je crains que le moindre bruit de ma part puisse la faire fuir. Je suis bras ballants, au milieu de sacs, tente à moitié montée, appareil photo négligemment posé sur le sol, et je la dévisage timidement. Elle, à quelques mètres de moi, est dans une posture défensive, prête à rebrousser chemin au moindre de mes gestes. J’esquisse un sourire, et, bêtement, j’adopte la bonne vieille technique ancestrale consistant à poser la main sur ma poitrine en disant « je m’appelle Elodie, toi ? » en la montrant du doigt (on m’avait pourtant répété maintes fois dans ma petite enfance que ce n’était pas correct de montrer les gens du doigt). Et bien, vous me croirez – ou pas – mais ça fonctionne ! « Sikwa » me dit-elle, ou du moins c’est ce que je crois entendre, je prends ça pour acquis.
Un sourire.
Je fais quelques pas dans sa direction, doucement, toujours la crainte de l’effrayer. Arrivée à un mètre d’elle, je stoppe ma progression, et je la dévore des yeux. Elle est magnifique ! Grande, élancée, la taille finement dessinée par une sorte de jupe très courte, ouverte, dévoilant des jambes merveilleusement interminables, terminées par de si jolis pieds. Silhouette svelte, mais voluptueuse, courbes infiniment sensuelles, ferme poitrine dénudée, dont les tétons bruns se dressent victorieusement vers le ciel humide, fesses galbées, rondes et musclées. Une peau fine, légèrement luisante sous la chaleur touffue de la forêt, d’une couleur brune presque dorée, paraissant si douce, assez étonnant dans ce milieu naturel. Un collier rudimentaire apposé sur sa poitrine. Des bracelets tressés à ses poignets.
Et ce visage, Mon Dieu ! On est d’abord irrésistiblement attiré par ses yeux noirs, brillants, grands ouverts comme s’ils voulaient absorber le monde entier en un regard… Quand on en détourne l’attention, on découvre un visage aristocratique, au nez aquilin, des lèvres charnues, très rouges, éclatant en une touche de couleur vive, des pommettes hautes, un menton volontaire, des joues pleines, semi-couvertes par sa chevelure, noire d’ébène elle aussi, aux reflets bleutés, tombant en mèches rebelles sur son front, sur son dos, se prolongeant juste sur ses reins, coiffure sauvage s’il en est, parsemées de quelques brindilles de bois vert.
Je suis subjuguée par tant de beauté.
Elle, au contraire semble vite reprendre possession de son territoire, elle jette un coup d’œil  à mon campement et éclate d’un rire joyeux et communicatif, ma technique de plantage de piquet ne semble pas la convaincre. Elle s’approche doucement de moi et me prend par la main en me signifiant de rassembler mes affaires et de la suivre. Etonnée puis séduite par une telle invitation et ne voulant pas briser cette complicité naissante j’accepte sa proposition sans l’ombre d’une hésitation.
A peine ai-je rassemblé mon équipement qu’elle se faufile déjà entre les baobabs, je tente de la suivre, ce n’est pas une affaire facile, elle bondit d’un arbre à l’autre, glisse sous des lianes, enjambe des ruisseaux. Ça y est ! Nous y sommes ! Je découvre une mignonne cabane perchée en haut d’un feuillu du plus bel effet, je ne regrette pas ce détour ! Elle m’aide à me hisser dans sa demeure cosy et chaleureuse, ce n’est pas le confort rêvé mais le nécessaire est là. De toute façon, sa présence suffit à créer une atmosphère accueillante. Le temps de poser mes sacs, elle s’affaire déjà à me préparer un repas typique à base de bananes. Je m’en délecte assise en face d’elle, ne cherchant pas à prononcer de mots qui pourraient nous ramener à la réalité en nous rappelant nos origines si éloignées. Ses grands yeux rieurs ne me quittent pas un instant, une sensation bien étrange commence à s’emparer de moi, je voudrais que ce moment s’éternise. A peine le repas terminé, elle m’entraîne vers ma couche, juste à côté de la sienne, toujours aussi obéissante, je m’y assois, je n’ai cependant en aucune manière envie de sombrer dans les bras de Morphée de si bonne heure et en si bonne compagnie. Elle me fait signe de rester là, toute conquise que je suis, j’y consens. Sikwa m’apporte alors une infusion à l’odeur bien étrange, son air enjoué m’incite à savourer ce liquide insolite. J’y trempe timidement une lèvre pour finir par boire à grosses gorgées. Ce breuvage est un véritable délice, je lui tends ensuite le récipient dont elle engloutit littéralement ce que j’en ai laissé.
Que se passe-t-il ? Ma tête se met à tourner, j’ai l’impression d’être sur un nuage, toutes mes perceptions semblent décuplées, quelle est donc cette magnifique créature qui s’avance vers moi et me touche le bras ? Suis-je en train de rêver ?

J’ai des vertiges, mon cœur bat la chamade, l’unique pièce de son fragile logis se distend sous mes yeux ébahis, je suis prise de tremblements incoercibles, ma vue se voile et… je sombre dans un sommeil profond.
Cette perte de conscience n’est que provisoire, quand je me réveille il fait encore nuit. Un instant désorientée, je me demande comment je suis arrivée dans cette étrange habitation, et cette chaleur humide, étouffante… Sikwa est allongée à côté de moi, je me remémore tout ce qui a précédé à sa vue.
Cette folle idée de relever un défi invraisemblable, mon voyage en avion, les soubresauts du petit appareil vétuste à la correspondance, la marche interminable et épuisante avant d’atteindre la source.
Et puis… Sikwa. La sublime Sikwa.
Cette boisson étrange… Et qu’a-t-il donc pu se passer ? A voir l’expression sereine de son doux visage, je suppose que je me suis simplement endormie.
La couche que nous occupons est pour le moins rudimentaire, faite de larges feuilles sèches artistiquement liées pour former un matelas végétal. Elle me scrute très sérieusement d’un regard profond. Je me sens un peu mal à l’aise. Je fais mine de m’intéresser au reste du mobilier. Une table de bois épais, fissuré, des traces d’outils. Une assiette en terre cuite ébréchée. Une pierre tranchante que j’évalue assumer la fonction de couteau. Des semblants de vêtements accrochés à une branche faisant office de porte-manteau. Et… stupéfaction ! Un livre, posé dans un coin, en parfait état malgré le climat, sur lequel je distingue un titre on ne peut plus classique ; « Les Misérables » !
Mais… comment est-ce possible ?

 -  Sikwa… tu comprends le français ?
-  Oui bien sûr ! me répond-elle avec un fort accent dont je n’arrive pas à distinguer l’origine.
-   Ca alors ! Je n’en reviens pas… Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ?
-    Et bien, je ne savais pas que tu étais française, et je suis un peu joueuse…
-    Mais… Tu es de quelle origine ?
-     Je suis luxembourgoise d’origine indienne, j’ai été élevée en partie en Allemagne, jusqu’à l’âge de neuf ans, et j’ai ensuite vécu ici avec ma mère qui est indienne.
-      Et où est-elle à présent ?
-      Elle est morte il y a trois mois… Je suis restée ici, survivant par mes propres moyens, suivant ses enseignements, je n’avais pas le choix… Je ne saurais retrouver le chemin de la civilisation, je n’ai pas d’argent pour prendre le moindre transport. Et puis je dois dire que cette vie me plaît beaucoup.

 Nous continuons cette discussion longuement, elle me détaille les conditions de son existence, je l’écoute avec stupéfaction me relater les évènements qui l’ont conduite ici.
Elle cesse soudainement son monologue entrecoupé de mes nombreuses questions, et replonge son regard dans le mien. Ses lèvres s’entrouvrent, frémissent, elle approche son visage du mien doucement…

Mon corps entier se fige, mon visage n’osant ni s’approcher du sien, ni s’en éloigner, le temps s’égraine lentement, la rencontre se rapproche, inexorablement... Soudain, un cri ! Nous sursautons simultanément, qui peut bien se manifester à cette heure avancée de la nuit ? Sikwa me rassure, cela signifie qu’un enfant vient de naître dans une tribu voisine, rien ne peut troubler notre quiétude. Nous n’osons cependant reprendre là où nous en étions, elle semble vouloir me demander quelque chose :
-          Tu voulais me poser une question ?
-          Je me demandais...  Cela fait si longtemps que je n’ai pas eu de compagnie, personne avec qui entretenir de discussions... Voudrais-tu que je t’accompagne demain jusqu’à « la tanière du crocodile », je t’apprendrai les rudiments de la survie dans la forêt amazonienne ?
Elle semble si fragile en cet instant, sa coupure avec le monde l’a également privée de toute affection, je ne peux nier un attachement prématuré. Je m’approche d’elle et la prends dans mes bras :
-          Bien sûr Sikwa, ça me fait très plaisir...
Je lui dépose alors délicatement un baiser sur la joue. Si nous voulons être en forme pour la marche  du lendemain, il est grand temps de se reposer. Nous nous couchons d’un commun accord silencieux sur ce qui fait office de lit, mes bras toujours autour de son corps qui est un appel à la tentation. Elle s’endort sur moi, ma joue effleurant la sienne, nos respirations s’accordant l’une à l’autre, le parfum subtil de sa peau bronzée m’enivre. Je considère ce moment comme notre premier instant de partage d’intimité en espérant ne pas rêver et bien d’autres lui succèderont… Je m’endors à mon tour, dans ce cocon de tendresse, sereine et apaisée par ce contact charnel inattendu.

Je me réveille, l’esprit encore tout embué, un étrange sentiment de bien être présent en moi. Ce n’était pas un rêve, je suis toujours là. Je réalise alors que je suis seule, Sikwa est-elle partie ? Une vague inquiétude m’envahit, la pièce est déserte, mon cœur s’accélère, tout d’un coup le doute s’installe, l’ai-je fait fuir par mon hâtive tendresse, la reverrais-je ? Je tente de me raisonner, je ne la connais que depuis la veille, comment se fait-il que j’ai développé un tel affect en si peu de temps, ce n’est pas mon habitude et encore moins ma nature… Une délicieuse odeur de café envahit les lieux, elle ne doit pas être très loin. Le bruit de ses pas ne tarde pas à me le confirmer.
Elle franchit le pas de la porte.

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